Foire aux questions
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Cette FAQ regroupe les questions que se pose la majorité des hommes au moment de diagnostic. Ce site et nos Webinars, animées par des experts et disponibles sur notre chaine YouTube, peuvent vous aider à prendre une décision éclairée quant à vos traitements ou le parcours qui se dessine devant vous.
Facteurs de risques
La prostate est un organe du système reproducteur masculin. Il s’agit d’une glande sexuelle de la taille d’une noix de Grenoble, mais prend du volume fin quarantaine. Elle est située sous la vessie et à l’avant du rectum. Cette glande entoure l’urètre, qui est le tube transportant le sperme et l’urine de la vessie au bout du pénis.
La principale fonction de la prostate est la production d’un fluide blanchâtre nommé liquide séminal, l’un des constituants du sperme. En raison de sa localisation, toute modification de la prostate peut influencer le flux urinaire. De plus, la prostate produit une protéine appelée antigène prostatique spécifique (APS).
Les causes exactes du cancer de la prostate demeurent inconnues. Des recherches semblent indiquer que les hommes qui présentent un risque plus élevé d’avoir ce cancer sont les suivants:
- ceux de plus de 50 ans (45 ans @ risques) puisque le risque s’accroît avec l’âge
- ceux qui ont une histoire familiale de cancers (père-mère-frère-sœur)
- ceux qui sont d’origine africaine (homme noir)
Les facteurs suivants pourraient avoir une incidence:
- ceux qui ont des gènes défectueux ou hérités
- une alimentation riche en viandes rouges, graisses animales ou transformées
- une carence en vitamine D et autres suppléments
- être en surpoids ou obèse
- être exposé aux pesticides ou substances chimiques/toxiques
Cette hormone mâle est essentielle au développement de la prostate et, en présence d’un cancer de la prostate, elle stimule la progression du cancer.
Non. Par contre, les hommes dont les membres de la famille immédiate ont eu un cancer de la prostate courent au moins deux à cinq fois plus de risques de développer un tel cancer que ceux qui n’ont pas ces antécédents familiaux. Pour plus de renseignements, voir la section Le dépistage: est-ce pour vous.
À 45 ans, ils devraient discuter de dépistage avec un médecin de famille. Pour plus de renseignements, voir la section Le dépistage: est-ce pour vous
Dépistage
Le toucher rectal est un examen physique de la prostate par le rectum. Après avoir introduit un doigt ganté dans le rectum, le médecin palpe la prostate afin de détecter toute masse ou anomalie.
L’analyse de l’antigène prostatique spécifique est un test sanguin permettant de mesurer la concentration de l’APS, une substance produite par la prostate. Le taux d’APS varie avec l’âge et avec le volume de la prostate. Plusieurs troubles de la prostate, et pas seulement le cancer, peuvent être à l’origine d’une augmentation du taux d’APS. Parfois, des hommes atteints d’un cancer de la prostate présentent des taux d’APS considérés comme normaux. Voir Tout sur l’APS.
Le test PCA3 est un test urinaire utilisant un marqueur génétique qui détecte le gène « Prostate Cancer Gene 3 » (PCA3) impliqué dans le développement du cancer de la prostate. Ce test n’est plus utilisé.
L’image par résonance magnétique (IRM) est un test utilisé dans les cas incertains, c’est-à-dire lorsque le taux d’APS est élevé, avant une biopsie ou lorsque la biopsie est négative par exemple.
Diagnostic
Si on constate un résultat anormal avec un de ces tests, d’autres analyses permettront de déterminer s’il s’agit d’un cancer ou d’un autre problème de santé. Les autres analyses sont:
- Évaluation répétée du taux d’APS. On fait donc toujours plus d’un test d’APS avant de faire autre chose.
- Échographie transrectale: appareil d’imagerie introduit dans le rectum qui utilise des ondes sonores pour créer une image de la prostate et des organes voisins, à travers la paroi du rectum.
- Biopsie de la prostate: prélèvement d’échantillons de tissu de la prostate (6 à 24 échantillons) utilisant des aiguilles de calibre 16-18G, qui sont par la suite préparés pour être examinés au microscope pour analyse pathologique.
De légers saignements dans les selles et l’urine peuvent être présents quelques jours après la biopsie. La couleur du sperme peut être modifiée pendant quelques semaines après l’examen. Les antibiotiques prescrits avant l’examen sont conçus pour diminuer le risque d’infection. L’infection de la prostate après une biopsie est rare. L’infection de la prostate est quand même possible et survient chez 2 à 4% des patients. Le traitement antibiotique peut être nécessaire s’il y a de la douleur en urinant. S’il y a apparition de fièvre après la biopsie, 38.5 C et plus, vous devez vous présenter à l’urgence. Un traitement doit être entrepris rapidement. Enfin, il est recommandé d’éviter de faire de l’exercice pendant 48 heures après l’examen.
Le plus souvent, le cancer de la prostate, en particulier dans ses premiers stades, peut se développer sans qu’aucun signe ou symptôme ne se manifeste. Dans certains cas, des symptômes pourront apparaître si la tumeur fait augmenter anormalement la taille de la prostate. Celle-ci exerce alors une pression sur l’urètre tout comme le fait l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). La plupart des symptômes urinaires sont dus à l’HBP. Il est RARE qu’un cancer de la prostate donne des symptômes du genre.
L’hypertrophie bénigne de la prostate est une augmentation non cancéreuse du volume de la prostate. L’augmentation du volume de la prostate est un phénomène qui se produit lors du vieillissement chez la majorité des hommes et peut causer des symptômes urinaires. La prostatite est une infection ou une inflammation de la prostate. La prostatite peut faire augmenter significativement les niveaux d’APS. Certains hommes qui ont des problèmes urinaires souffrent de prostatite aiguë ou chronique. Les deux formes de prostatites peuvent être traitées avec des antibiotiques. Pour plus de renseignement, voir la section Maladies de la prostate.
Traitements
Elle consiste à enlever complètement la prostate. C’est l’ablation chirurgicale de la prostate, des vésicules séminales et d’une partie du col de la vessie. Le chirurgien tente habituellement de préserver les tissus nerveux et vasculaires indispensables à une bonne érection. Il peut aussi prélever certains ganglions pelviens et vérifier s’il y a présence ou non d’envahissement. La prostatectomie peut se faire par voie ouverte (avec une incision au bas de l’abdomen) ou par voie laparoscopique (avec de très petites incisions pour insérer seulement les instruments). Les techniques laparoscopiques ou robotisées sont moins invasives que les chirurgies conventionnelles.
Il s’agit d’une alternative à la chirurgie ouverte et à la laparoscopie simple. Cette procédure utilise la voie laparoscopique, mais avec en plus le système de robot chirurgical da Vinci®, conçu pour permettre aux chirurgiens de pratiquer des interventions complexes et délicates de manière peu invasive
Comme son nom l’indique, l’objectif de la radiothérapie est d’irradier toutes les cellules de la prostate afin d’éradiquer les cellules cancéreuses en préservant les cellules normales de la prostate. Elle est souvent utilisée seule ou en association avec l’hormonothérapie ou avec une curiethérapie temporaire. Elle est également indiquée après une chirurgie si il y a évidence de cellules cancéreuses résiduelles au site de la chirurgie ou lors d’une récidive post-chirurgie.
La curiethérapie pour traiter le cancer de la prostate peut être appliquée soit par l’implantation permanente de grains radioactifs soit par mise en place temporaire d’émetteurs de radiation. L’implantation permanente des grains est adaptée aux patients qui ont une tumeur localisée et de bons pronostics de guérison. Il a été démontré que c’est un traitement très efficace contre le cancer. La procédure peut être réalisée rapidement. Les patients sont généralement en mesure de rentrer chez eux le jour même du traitement et de retourner à leurs activités normales après quelques jours. L’implantation permanente de grains est souvent une option moins invasive de traitement par rapport à l’ablation chirurgicale de la prostate.
Elle consiste à bloquer les hormones « masculines » responsables du développement de la tumeur. Les modalités d’hormonothérapie sont variables. L’hormonothérapie concerne plus particulièrement les hommes âgés et les hommes ayant un cancer étendu avec ou sans métastases. Le cancer de la prostate répond habituellement bien à l’hormonothérapie.
Elle consiste à détruire les cellules cancéreuses. La chimiothérapie concerne surtout les patients atteints d’un cancer de la prostate avec métastases.
Effets secondaires
À cause du traitement lui-même et des déplacements quotidiens qui s’imposent, la fatigue est l’effet secondaire le plus courant. Les patients se plaignent parfois de manquer d’énergie; cela survient habituellement après la deuxième ou la troisième semaine de traitement. L’énergie revient graduellement après la fin du traitement. Chaque patient réagit différemment au traitement; par conséquent, les effets secondaires sont différents d’un patient à l’autre. L’un peut n’éprouver aucun effet secondaire tandis qu’un autre peut en éprouver plusieurs. Pour plus d’information, voir la section Effets secondaires.
Tout dépend de votre niveau d’énergie et des efforts physiques requis au travail. N’oubliez pas que le traitement et les déplacements quotidiens vous obligeront à vous reposer. Moins vous dépenserez votre énergie, plus vite vous récupérerez. Il est toujours préférable de consulter votre radio-oncologue ou le personnel infirmier.
En règle générale, cela n’est pas possible parce que la radiation laisse des cicatrices autour de la prostate, ce qui rend l’intervention chirurgicale plus difficile et plus risquée. Néanmoins, dans de rares cas, une opération peut se faire après une radiothérapie.
Les grains radioactifs implantés dans votre prostate sont très petits et vous ne pouvez pas les sentir. Ils ne provoquent aucun inconfort et peuvent demeurer sans danger dans votre corps jusqu’à la fin de votre vie. Ils restent radioactifs pendant environ un an, leur intensité s’atténuant avec le temps. Les femmes enceintes doivent se tenir à un mètre du patient pendant les trois premiers mois après l’implantation des grains, tandis que les jeunes enfants ne courent aucun danger. Toutefois, pendant les trois premiers mois, un enfant de moins de douze ans doit éviter de rester longtemps assis sur les genoux du patient.
Si vous prévoyez voyager en dehors du pays, une lettre de votre médecin expliquant la trace de radiation serait recommandée.
Voici quelques effets secondaires possibles: bouffées de chaleur, diminution de la libido qui peut entraîner des problèmes d’érection, gonflement ou sensibilité des seins, ostéoporose (le traitement entraîne une réduction de la densité des os, ce qui provoque une fragilité des os et des risques de fractures), gain de poids et perte de masse musculaie. Chaque patient réagit différemment au traitement; par conséquent, les effets secondaires sont différents d’un patient à l’autre. L’un peut n’éprouver aucun effet secondaire tandis qu’un autre peut en éprouver plusieurs. Pour plus d’information, voir la section Effets secondaires.
Les effets secondaires de la chimiothérapie varient en fonction de l’agent chimiothérapique ou hormanal en association et du patient. En règle générale, l’atteinte des cellules à multiplication rapide est à l’origine de certains effets secondaires. Pour en savoir davantage, consultez notre section sur les effets secondaires ou machimio.ca
Troubles urinaires et érectiles
L’incontinence urinaire d’effort survient:
- soit par atteinte du sphincter au cours de l’opération chirurgicale entraînant ainsi une insuffisance sphinctérienne et perte du contrôle de la fermeture de l’urètre;
- soit par une instabilité vésicale à l’origine d’un trouble de la contraction musculaire de la vessie.
Des facteurs ont été mis en cause dans l’augmentation des risques d’incontinence avant la chirurgie:
- la continence du patient avant la chirurgie
- plus le patient est âgé plus les risques sont élevés
- un antécédent de chirurgie transurétrale de la prostate avant la prostatectomie radicale
- le stade d’évolution du cancer, car la chirurgie est plus étendue si le cancer est avancé et cela peut alors affecter le sphincter
- la technique chirurgicale adoptée par le chirurgien
L’incontinence urinaire d’effort après prostatectomie varie selon l’individu. La perte d’urine peut être abondante pour les uns, mais mineure pour les autres. Les fuites d’urine apparaissent souvent en fin de journée et sont déclenchées par l’effort ou la fatigue. Elles s’estompent chez la majorité avec le temps, mais peuvent être permanentes chez petit nombre de patient (5-10%).
La rééducation périnéale avant ou après la chirurgie peut être efficace pour diminuer l’incontinence urinaire survenant après une prostatectomie. Après l’intervention, une fois le cathéter retiré, la plupart des patients éprouvent une certaine absence de contrôle de leurs émissions d’urine. Les muscles se renforcent en l’espace de 2 à 4 mois et la plupart des hommes redeviennent continents par la suite. Vous trouverez dans les pharmacies des produits, telles des culottes ou des serviettes, que vous pourrez utiliser comme moyen de protection. Ils sont discrets et confortables sans être trop volumineux. Après une intervention, vous pouvez également faire certains exercices de renforcement des muscles pelviens, appelés exercices de Kegel, pour lutter contre l’incontinence. Lorsque l’incontinence persiste, il existe d’autres traitements comme des exercices avec un appareil biofeedback. Pour plus de renseignements, voir la section Effets secondaires.
La rééducation périnéale reste la base du traitement. Le traitement chirurgical est en dernier recours, en cas d’échec de la rééducation. La bandelette sous-urétrale est indiqué pour une incontinence faible à modérée tandis que le sphincter artificiel est le mieux indiqué en cas d’incontinence sévère après une prostatectomie totale. Pour plus de renseignements, voir la section Effets secondaires.
Le traitement du cancer de la prostate cause des changements au niveau de la fonction sexuelle en général et en particulier sur la fonction érectile. Il est important de garder à l’esprit que plus vous êtes jeune, meilleures sont vos chances de recommencer à avoir des érections après un traitement contre le cancer de la prostate. Sachez toutefois que vous avez une dysfonction sexuelle avant le traitement, elle sera habituellement aggravée par le traitement. Il est toutefois souvent possible d’y remédier ou de l’améliorer après l’intervention. Pour plus de renseignements, voir la section Effets secondaires.
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